jeudi 16 juillet 2009

Il fait trop chaud pour travailler...


Il y a une atmosphère moite au bureau en ce moment. On a tous nos ventilateurs à fond. Cet après-midi une collègue a ramené des glaces. On fonctionne au ralenti. Heureusement c'est les vacances judiciaires et les avocats sont pour la plupart en vacances, alors on respire.

Aujourd'hui je voulais juste vous montrer comme ils sont jolis tout plein mes géraniums! ce sont des géraniums Migros, tout simplement...

Alors avec cette chaleur, le soir en rentrant, on s'installe là, sur le balcon, pour boire une bière bien fraîche et bouquiner.

Comment ça, tout le monde s'en fou?

mardi 14 juillet 2009

HASRETİNDEN PRANGALAR ESKİTTİM- J'ai tant languis de toi que mes fers s'en sont usés

Seni anlatabilmek seni.
İyi çocuklara, kahramanlara.
Seni anlatabilmek seni,
Namussuza, halden bilmeze,
Kahpe yalana.
Ard- arda kaç zemheri,
Kurt uyur, kuş uyur, zindan uyurdu
Dışarda gürül- gürül akan bir dünya...
Bir ben uyumadım,
Kaç leylim bahar,
Hasretinden prangalar eskittim.
Saçlarına kan gülleri takayım,
Bir o yana
Bir bu yana...
Seni bağırabilsem seni,
Dipsiz kuyulara.
Akan yıldıza.
Bir kibrit çöpüne varana.
Okyanusun en ıssız dalgasına
Düşmüş bir kibrit çöpüne.
Yitirmiş tılsımını ilk sevmelerin,
Yitirmiş öpücükleri,
Payı yok, apansız inen akşamdan,
Bir kadeh, bir cigara, dalıp gidene,
Seni anlatabilsem seni...
Yokluğun, Cehennemin öbür adıdır
Üşüyorum, kapama gözlerini...

AHMED ARİF


Toi, pouvoir te raconter, toi,
Aux petits bonhommes et aux braves.
Pouvoir te raconter, toi,
Aux salauds, à l'insensible
et perfide mensonge.

Combien d'hivers écoulés,
Loups, vautours et geôles, tous en hibernation.
Dehors, un monde à grands flots...
Seul moi, j'étais éveillé,
Des printemps durant, ma belle nocturne,
Et j'ai tant langui de toi que mes fers s'en sont usés.
Laisse-moi t'accrocher des robes de sang à ta chevelure
De part
Et d'autre...

Si je pouvais te crier, toi,
Aux puits sans fond,
A l'étoile filante,
Au naufrage d'une brin d'allumette,
Un brin porté par la vague
La plus solitaire de l'océan.

A ceux qu'abandonne la magie des premiers amours,
A ceux que délaissent les baisers,
A ceux que n'accueille guère la tombée subite du soir,
A ceux qui s'engouffrent dans un verbe et la fumée,
Pouvoir te raconter, toi.
Ton absence, c'est l'autre nom de la Géhenne
Je caille, ne me clos pas tes pupilles...


Ahmet Arif est né en 1927 à Diyarbakır et est décédé en 1991 à Ankara. Il a été emprisonné à plusieurs reprises dans les années cinquante, n'a pu terminer ses études supérieures de philosophie et a travaillé comme correcteur et secrétaire dans les journaux d’Ankara. Il n’a publié qu’un seul recueil de poèmes constamment réédité : Hasretinden Prangalar Eskittim [Celle pour qui j’ai usé mes fers] en 1968. Sa correspondance avec Cemal Süreyya a été éditée en 1992.
« II n’est pas d’Istanbul. Il a le visage d’un ascète, d’un martyr espagnol. Les mots de ses poèmes sont des cailloux patinés par les torrents de haute montagne. Il est tendu, concentré, têtu. La poésie, pour lui, c’est ce qui reste sur le terrain après le combat. » (Abidine Dino, Europe, 1983).

lundi 13 juillet 2009

Isola Madre sur le lac Majeur


C'est la 3ème et dernière île que nous avons visité samedi dernier. C’est aussi la plus grande des Iles Borromées et la plus caractéristique pour son atmosphère intime, silencieuse et envoûtante: un jardin de plantes rares et de fleurs exotiques...

...dans lequel vivent librement plusieurs variétés de paons, de perroquets et de faisans, créant tout le charme d’une terre tropicale




Ouvert au public depuis 1978, le palais du XVIe siècle est très intéressant pour la reconstruction de ses pièces d’époque et pour ses collections de livres, de poupées et de porcelaines. On y trouve également une exposition de «Petits théâtres de marionnettes» du XVIIe au XIXe siècle.


L’Isola Madre est particulièrement célèbre pour la floraison de ses azalées, de ses rhododendrons et de ses camélias, mais aussi pour ses très anciennes pergolas de glycines, le plus grand exemplaire européen de cyprès du Cachemire de plus de deux cents ans, ses espaliers de cédratiers et de citronniers, sa collection d’hibiscus et son ginkgo biloba.




Des jardins raffinés, embaumant l'air sur notre passage.



Ciao les îles Borromées! on vous a beaucoup appréciées et on reviendra sur vos rivages un jour ou l'autre...

dimanche 12 juillet 2009

Isola Bella sur le lac Majeur


En 1632, le comte Vitalien Borromée entreprit la construction du monumental palais baroque et des majestueux jardins qui rendirent l’île célèbre et qui témoignent aujourd’hui encore des splendeurs de cette époque.

La demeure des Borromée offre aux visiteurs une ambiance élégante et somptueuse qui conserve d’inestimables œuvres d’art : tapisseries, meubles, statues, tableaux et stucs, sans oublier les singulières grottes à mosaïques, lieu de fraîcheur et de plaisir.

Une fois la visite du palais terminée, on gagne le jardin pour une agréable promenade. Des paons blancs majestueux traversent le parc avec nonchalance...




Ce singulier monument fleuri, développé en terrasses décorées et superposées, est un classique et inimitable exemple de « jardin à l’italienne » du XVIIe siècle.

Ses plantes exotiques et rares assurent une spectaculaire floraison, conçue pour offrir une multitude de couleurs et de parfums de mars à octobre.


Ciao Isola Bella, nous reprenons le bateau pour Isola Madre

Sur Isola dei Pescatori, l'île des pêcheurs

Sur le lac majeur

C'est incontestablement ma préférée parmi les 3 îles visitées. Une toute petite île avec seulement 2 ruelles parallèles, étroites et pleines de monde.

Samedi, nous avons commencé la journée sur l'île des pêcheurs. Il était midi quand nous sommes arrivés et nous avons tout de suite choisi un petit restaurant de poissons où nous avons mangé en terrasse un mélange de poissons grillés du lac.





La petite église de l'île dans laquelle il y avait un mariage samedi. Elle était très joliment décorée de roses blanches.






Et voilà, nous quittons l'île des pêcheurs pour Isola Bella, à 5 mn en bateau...

Le lac Majeur et les îles Borromées


Nous sommes ce week-end en Italie, à la découverte des îles Borromées. Perles du lac Majeur, les îles Borromées portent le nom de la famille lombarde qui les a conquises au XIIème siècle et qui en est toujours propriétaire.

Après 3 heures de route depuis Anzère, nous sommes arrivés sous le soleil d'Italie.

Ci-desous, Isola Bella

Elles sont au nombre de 4 mais seules 3 se visitent: Isola Madre (la plus grande), Isola Bella (avec un château de style baroque du XVIIème siècle) et Isola dei Pescatori (l'île des pêcheurs). Isola dei Pescatori est la plus petite île mais unique en son genre par ses ruelles pittoresques et ses petites maisons de pêcheurs où déguster la "friture du lac".


A une petite heure de la frontière suisse, ces îles italiennes sont idéales pour une excursion d'une journée. On passe sans problème d'une île à l'autre grâce à la navigation bien aménagée.

Sur l'Isola Madre se dressent 2 palais riches en oeuvres d'art d'une valeur inestimable ainsi qu'un jardin botanique de 8 ha, l'un des plus anciens et des plus riches d'Italie. Il accueille des essences rares et exotiques provenant du monde entier.

Ci-dessous, l'île des pêcheurs. D'autres photos dès demain (j'en ai fait 205 hier!)... Bon dimanche!

vendredi 10 juillet 2009

La solitude

Poème de la solitude.

Ils ne savent pas ceux qui ne vivent pas seuls,
comme le silence fait peur;
comme l'homme solitaire se parle;
comme il court vers les miroirs,
en quête d'un être vivant,
Ils ne savent pas.

Orhan Veli


Yalnızlık Şiiri,

Bilmezler yalnız yasamayanlar,
Nasıl korku verir sessizlik insana;
İnsan nasıl konuşur kendisiyle;
Nasıl koşar aynalara,
Bir cana hasret,
Bilmezler.

Orhan Veli Kanık