samedi 28 novembre 2009

Chocolatez-vous la vie!


Quand on dit "chocolat" on pense "suisse" et vis-versa.

Où y a-t-il un "Club des passionnés du chocolat" ailleurs qu'en Suisse? Je vous dis ça car la semaine dernière Mr Shupi est allé à une réunion à Genève et m'a ramené des chocolats de chez Philippe Pascoët, celui-là même qui a reçu à deux reprises le "Grand Prix du chocolat artisanal". Le tout dans une jolie boîte en bois!

Ci-dessous, il prépare une robe en chocolat pour un défilé


Alors bien sûr mon esprit curieux a fait que je me suis renseignée sur ce Philippe Pascoët: un Breton exilé chez les Helvètes! et accessoirement number one des chocolatiers genevois. Eh oui, j'avais sous la truffe une pleine boîte des meilleurs chocolats de Genève et de Saint-Germain! Le pied!

Philippe Pascoët a ouvert une boutique à Paris (reviens Franck, j'ai les mêmes à la maison!!!) à Saint-Germain, avec le meilleur de sa collection à base de ganache de chocolat noir à l'infusion d'herbes fraîches et de pulpe de fruits: basilic, thym-citron, passion, romain ou cassis (11 euros le coffret de 12 chocolats). Peu de chocolats au lait mais beaucoup de noirs...avec l'originalité en plus, comme par exemple des arômes tels que l'infusion de cigare ou la truffe au whisky de douze ans d'âge.


Ainsi donc, je procède depuis quelques jours avec sérieux à quelques tests scientifiques pointus sur lesdits chocolats: des ganaches fines, sans amertume, aux arômes subtils, rarement violents (menthe ou safran), des pralinés fondants, des textures croustillantes. Dans cette boîte chaque chocolat est différent et c'est une vraie surprise à chaque fois.

Philippe Pascoët , 52, rue Saint-Placide, VIe, Paris. Tél. : 01 45 48 12 87. Tlj sf dim. et lun. de 10 heures 30 à 19 heures. Une vraie bonne idée de kdo de Noël!

vendredi 27 novembre 2009

L'ours Finn est sain et sauf! Ouf!


Dans cette histoire, la victime c'est l'ours! Il a failli mourir à cause de la bêtise humaine. Pour ceux qui n'auraient pas suivi: samedi dernier, un handicapé mental de 25 ans pénètre dans l'enclos (du nouveau parc aux ours à Berne) et est attaqué par Finn. Un policier tire sur l'ours pour sauver l'homme. Heureusement, la balle n'a pas tué l'ours qui se remet gentiment avec l'aide d'un vétérinaire.

Depuis samedi, l'ours Finn reçoit des cartes de rétablissement, des cadeaux, des pots de miel et même des mails de sympathie.

Et l'handicapé mental?: j'ai envie de vous dire qu'on s'en fiche...


Et une bonne nouvelle pour terminer: les deux oursons offerts par le président russe, Dimitri Medvedev, lors de son voyage officiel en Suisse s'appellent Misha et Masha et sont arrivés hier dans le nouveau parc de Berne, après leur quarantaine.

Oursement vôtre et excellent week-end à tous!

Et toi, tu blogues où???

J'ai été taguée par la Luciole. L'idée: montrer l'endroit d'où l'on blogue.

Alors voilà, j'avoue, je blogue au bureau. Oui, mais pas que... Et puis comme chacun sait, je ne blogue que pendant mes pauses café ou pauses du midi, hein, c'est que je suis une juriste sérieuse et bosseuse, moi! Au bureau je blogue sur du bon gros Dell noir à écran plat!


A la maison, je blogue parfois à la cuisine sur mon Sony Vaio. Souvent, c'est le samedi matin ou le dimanche matin en prenant un café.


Et puis quand j'ai des envies de pomme, je blogue Apple sur le MacBook de Mr Shupi: oui, il me le prête et même que je sais m'en servir relativement bien! Et dans ce cas, je blogue au salon en regardant la télé ou en fumant le narghilé, comme hier soir quand je préparais le post sur "La mère de ma mère".


Sinon, il m'est arrivé de bloguer depuis mon iPhone, à l'aéroport, quand je trouve un accès WiFi (sinon, bonjour les frais de connexion!). C'est long, fastidieux et en fait je ne l'ai fait qu'une fois pour tester et parce que je m'ennuyais entre deux vols. Et je me disais que si l'avion s'écrase, ça serait mon dernier message sur ce blog. Amen...

Quand je suis à Paris, chez Franck, je blogue sur son Dell portable, avec vue imprenable sur la rue Abbé-Groult (bon, là, c'est le soir et les volets sont fermés)!


Et sinon, je vous rassure, je ne suis pas encore tombée dans la folie de la geekette bloguant aux toilettes (mais sait-on jamais!)


Voilà, vous savez tout (ou presque). En vacances, il m'arrive de bloguer dans les cafés internet ou dans les zones WiFi des hôtels. A Bali en septembre, je m'étais installée en face de la piscine, sous un patio fleuri, et ça reste mon meilleur endroit pour bloguer!

Je ne tague personne en particulier mais si le coeur vous en dit, lâchez-vous!

La mère de ma mère (Vanessa Schneider)

Pourquoi j'ai lu ce livre? Parce qu'il parle des rapports mère-fille, pas toujours évidents…et j'en sais quelque chose!

Et pourquoi ce titre "La mère de ma mère" et pas tout simplement "Ma grand-mère"? Parce que la narratrice n'a presque pas connu cette grand-mère haïtienne, extravagante, noire et énigmatique, arrivée en France au milieu des années 1920 après avoir épousé un Français.

La mère de la narratrice a 21 ans (l'âge de la majorité à l'époque) quand elle décide de ne plus jamais voir sa mère Clara. Les deux femmes vont vivre dans la même ville, à quelques stations de métro l'une de l'autre mais ne se verront pas pendant 35 ans!

Et puis, quand elle décident de se retrouver, 35 ans après, il n'y a plus rien à rattraper, il n'y a plus rien à dire. A travers l'histoire de sa grand-mère puis de sa mère, Vanessa Schneider raconte son enfance, de la fillette aux cheveux bouclés que ses camarades d'école traitaient de "sale négresse" à la jeune femme d'aujourd'hui, mère d'un petit garçon. Elle n'a rencontré sa grand-mère qu'au lendemain de ses 30 ans. Elle essaie de comprendre les liens (ou les non-liens) de sa mère et de sa grand-mère afin de percer le mystère de cette famille hors normes.

Je n'ai pas été emballée par ce court roman autobiographique bien que la lecture soit agréable. On y découvre la vie à Haïti dans les années 20 puis la vie parisienne rue Cardinet. Mais c'est surtout sur le plan humain, dans la description des rapports mère-fille que ce livre est intéressant.

Extraits:" Sa mère savait contenir sa haine et son rejet. Et quand les doigts lui démangeaient de réduire en bouillie cette enfant mal-aimée, elle la pinçait, sur les bras ou sur les jambes, sous la table, de manière que personne ne puisse la voir. Maman m'a raconté ces petites attaques de la vie quotidienne. Elle ne savait jamais quand cela allait se produire. Il n'y avait souvent pas de logique, pas de raison. C'étaient des bouffées de rage qui prenaient Clara. Elle tordait alors la chair de sa fille avec ses ongles trop longs. Lorsque vraiment ça n'allait pas, elle les lui enfonçait jusque sous la peau".

"Clara savait maintenir les apparences. Vue de l'extérieur leur famille pouvait sembler normale. Maman était toujours coiffée et habillée avec soin. C'était le seul moment où Clara touchait son enfant. Elle ne l'a jamais câlinée, jamais caressée, jamais embrassée. La fille n'a aucun souvenir d'un étreinte de la mère."

"Quand Clara parlait, c'était mauvais signe, forcément pour lui faire un reproche ou pour la réprimander".

Je vais offrir ce livre à ma grand-mère à Noël: elle a 87 ans 1/2 et cela fait 32 ans qu'elle n'a pas vu sa fille (ma mère). On dirait qu'il est écrit pour elle (et pour moi accessoirement....)

mercredi 25 novembre 2009

Promenade à Neuchâtel











Merci à Franck pour les photos!

mardi 24 novembre 2009

La pharmacie de la rue du Four

Qui ne connait pas la pharmacie au 26, rue du Four à Saint Germain??

Grande (sur 2 étages) et bien fournie, c'est ma pharmacie préférée à Paris et aussi la moins chère. Chaque fois que je vais à Paris, j'y passe et j'y trouve toujours de bonnes affaires.

En général, il y a tout le temps un monde fou et beaucoup de touristes. Samedi dernier c'était presque l'émeute, il fallait pousser les gens pour se faufiler dans les rayons, le chaos total!

Mais c'était pour la bonne cause puisque je voulais y acheter ma crème de jour Vichy Pro Mat et que j'ai eu 2 bonnes surprises: elle était 5 euros de moins qu'au Monoprix ou au Printemps et en cadeau, j'ai reçu le tube de gel nettoyant purifiant Normaderm de 100 ml (valeur environ 5 euros).

L'attente aux caisses et la sensation d'étouffement est récompensée par les prix imbattables et les petites attentions comme celle-ci. On y trouve toutes les principales marques (Avène, Weleda, Caudalie, Ducray, Vichy, Klorane) et aux dernières nouvelles, on pourrait bénéficier d'une carte de fidélité qui coûte 8 euros mais donne un rabais supplémentaire de 10% sur les produits mais pas tous. Quelqu'un est-il au courant?

Ulysse from Bagdad

4h de TGV à l'aller et 4h au retour, ça aide pour terminer la lecture de gros pavés, en l'occurence les 300 et quelques pages du dernier roman d'Eric-Emmanuel Schmitt. Il faut dire que je n'ai pas eu besoin de me forcer: Schmitt j'adore! Odette Toutlemonde, Oscar et la dame en rose, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Ma vie avec Mozart et aujourd'hui... Ulysse from Bagdad.

C'est l'histoire de Saad Saad, un jeune irakien prêt à fuir Bagdad après la destitution de Saddam Hussein pour gagner l'Angleterre. En arabe, Saad Saad signifie "Espoir Espoir" et en anglais "Triste Triste". Ulysse from Bagdad, c'est l'odyssée moderne, l'Ulysse d'aujourd'hui, dans les traits d'un clandestin.

Rejoindre l'Europe, terre de toutes les promesses, et plus particulièrement l’Angleterre, l'eldorado. Après avoir vécu le chaos, la privation, l’embargo américain, la faim, la guerre, la mort, avoir survécu à un attentat suicide, assisté à l’agonie de plusieurs de ses proches, Saad Saad se décide à commencer son odyssée, dans le sens inverse de celui entamé par Ulysse (alors qu'Ulysse cherche à rentrer chez lui, Saad Saad veut trouver son chez-lui et il est persuadé que c'est en Angleterre qu'il se trouve).

Un long périple l'attend: le Caire, Malte, la Sicile et la France, ainsi que des rencontres intéressantes et enrichissantes: une bande de Lotophages fumant de l’opium, un Cyclope dans un centre de détention, un fonctionnaire de l'immigration, des passeurs, une femme aimante, un médecin, etc. Saad Saad devra aussi braver les dangers de la mer.

Toutes les aventures de Saad Saad/Ulysse sont ponctuées d'entretiens assez drôles et piquants avec le fantôme de son défunt père, ce qui rend ce roman parfois humoristique. Un père libraire qui, sous le régime de Saddam Hussein, accumulait des livres interdits dans une fabuleuse bibliothèque secrète à la cave.

Eric-Emmanuel Schmitt s'interroge sur la condition humaine, sur le concept d’identité. « Les hommes tentent, pour oublier le vide, de se donner de la consistance […] » Certains de par leur appartenance à une communauté religieuse, ou à une nation, ou à une langue. D’autres de par leur pays, leur région, leur ville. Chacun se rattache à ce qu’il peut,d'où le double constat sur le clandestin : la difficulté de s’affirmer en tant que personnalité et le regard des autres, ces autres si fier de leur identité, qui face à un clandestin, ne peuvent que relativiser ce qu’ils sont, en se posant la question existentielle « et si… ». Et si je n'étais pas né sur le bon continent, dans le bon pays?